Logement, déplacements et accessibilité du lieu de travail

 

De plus en plus de Luxembourgeois quittent le pays, et en 2021 plus de Luxembourgeois ont quitté le pays qu'ils n'y sont revenus. Les trois quarts d'entre eux vivent dans l'un des trois pays voisins, l'Allemagne, la France ou la Belgique. Pour une grande majorité d'entre eux, ils travaillent encore au Luxembourg. C'est ce qu'affirme l'Institut national de la statistique et des études économiques du Grand-Duché dans une étude récente sur la population au Grand-Duché. Les prix élevés de l'immobilier sont une des raisons.

 

C’est aussi la réalité pour le personnel des Institutions européennes.

La localisation du Luxembourg pose des problèmes en tant que site de l'UE, rendant son attractivité moins grande qu’ailleurs. Citons pour exemple le fait que :

  • Une agence de la Commission basée au Grand-Duché, la CHAFEA, a été mutée à Bruxelles il y a deux ans

  • La nouvelle DG HERA (autorité européenne de préparation et de réaction en cas d’urgence sanitaire), ne soit pas venue s’installer au Luxembourg

  • Le Parquet européen a eu des difficultés à recruter

  • Le Parlement Européen a supprimé la localisation d’une de ces Directions Générales à Luxembourg pour la muter à Bruxelles.

Vous nous dites :

  • Logement accessible financièrement en dehors de Luxembourg ville ou en dehors des frontières.

  • Coûts de trajet supplémentaires en argent et aussi en TEMPS. Importantes pertes de temps sur le trajet au/du lieu de travail (faibles connexions de transports en commun pour ceux qui ne vivent pas à Luxembourg ville, trop de circulation et congestions sur des voies publiques lors des heures de pointe). 

  • La gratuité des transports en commun au Luxembourg n’est pas la solution pour les transfrontaliers.

  • Le parking est un besoin essentiel au Luxembourg d’autant plus pour tous ceux qui ne vivent pas à Luxembourg ville.  Il n’y aurait pas assez de places de parking pour tout le monde versus de bonnes connexions en transports en communs pour tous ?

  • La localisation des bâtiments influence le choix du poste.  Par exemple EUFO est à la sortie de l’autoroute : A1 =Allemane = E44 ; A6= Belgique= E25=E411 ;          A3=France+ E31). 

  • D’autres bâtiments sont à la sortie de la gare. Lors d’une étude lancée par le Directeur général antérieur, au sein de l’OP, la question : « Est-ce que vous accepteriez de changer de lieu de bâtiment » ? La réponse était majoritaire : « Je reste à l’OP à cause de sa localisation en face de la gare. Si l’OP déménage, je postule ailleurs ».

  • Attention à la nouvelle politique des bâtiments.

  • Il n’y a pas de télétravail possible pour certains les AC du fait de la spécificité de leur métier ((ex. les éducateurs).  De ce fait cette catégorie qui par leur niveau de salaire ne peut pas se loger à Luxembourg ville, ne peut pas réduire l’incidence négative du temps de transport comme les autres catégories qui travaillent à domicile par exemple 3 jours sur 5

La réponse de U4U

Nous voyons dans une indemnité de logement une piste favorable pour le personnel affecté au Luxembourg.  Cette indemnité représenterait un montant fixe de l’ordre de 650 EUR, pour toutes et tous.  Elle serait une base solidaire applicable sans pour autant exposer le personnel à une réouverture du Statut et ni être l’occasion de malmener des droits acquis.

Le saviez-vous :

Le Luxembourg a un rôle spécial de référence tout comme Bruxelles en tant que sièges principaux et d’origine de la plupart des institutions. De ce fait, aucun coefficient correcteur n'est appliqué au Luxembourg et en Belgique (art. 64 du Statut du Personnel).

 

Toute modification de cette disposition, que ce soit en ce qui concerne le rôle de siège ou l’application d’un coefficient correcteur, implique la modification du Statut du personnel.  Par contre l’introduction d’une indemnité est du ressort de l’AIPN.

 

Rappelons-nous :

 

La réouverture du Statut en 2004 a été l’occasion

  • D’introduire des grades d’entrée de plus bas niveaux

  • De diminuer le taux d’accumulation de la retraite

  • De reconduire et doubler le niveau du prélèvement exceptionnel

  • De diminuer un certain nombre d’allocations

  • De supprimer les coefficients correcteurs « capital » par rapport aux coefficients correcteurs « pays » sauvegardés mais d’un niveau inférieur

  • etc

Sous prétexte que la méthode d’adaptation des salaires et pensions expirait (notez que depuis sa reconduction est automatique), la réouverture du Statut en 2014 a été l’occasion

  • De baisser encore une fois le taux d’accumulation de la retraite

  • D’augmenter le prélèvement de crise

  • D’entraver les compensations obtenues avec la réforme de 2004 puisque l’accès aux grades supérieurs à AST 9 et AD 12 est fortement limité

  • De limiter les compensations liées aux voyages annuels vers le lieu d’origine

  • Etc

Dans la perspective d’une réouverture du Statut, les enjeux seraient par exemple :

  • Le taux d’accumulation des retraites

  • La période de référence pour le calcul de la pension au-delà de la dernière année

  • La méthode d’adaptation des pensions

  • Le niveau du prélèvement additionnel spécial de 6,5% (de « crise ») serait accru

  • Le nombre de promotions possibles et la moyenne de séniorité dans le grade seraient réduits

  • Les 16% d’expatriation verraient leur durée d’application fortement diminuée

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