Santé physique et mentale – Le bien-être au travail

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Dans l'ensemble des pays de l'Union européenne, les employeurs ont le devoir de veiller à la santé et au bien-être des travailleurs. 
Ces questions recouvrent un certain nombre de dimensions auxquelles nous prêtons la plus grande attention. Il s'agit en particulier de :

  • la sécurité au travail

  • la protection de la santé physique, mentale et émotionnelle des travailleurs

  • la prévention du stress, du harcèlement et des autres éléments de charge psychosociale

  • l'hygiène et l'embellissement des lieux de travail

  • l'ergonomie

Vous nous dites :

  • La température dans nos locaux de travail est insupportable. Cet été, elle est plusieurs fois montée au-dessus de 30 degrés. C'est inadmissible et l'administration ne peut plus tolérer que de telles situations se produisent

  • La qualité de notre environnement de travail ne cesse de se dégrader. C'est le cas aussi bien des espaces communs que des bureaux individuels. Déménager d'un bâtiment à un autre, c'est bien souvent perdre en qualité d'environnement 

  • L'offre de locaux et d'équipements de sport et de détente est insuffisante. Il faudrait mettre en place une politique plus cohérente et une meilleure répartition de ces espaces

  • Avec le travail en ligne, la frontière entre la vie personnelle et la vie professionnelle est devenue floue. Bien souvent, je suis encore devant mon ordinateur après 20h. Cela ne m'arrivait pas avant

  • J'ai peur pour certains de mes collègues. Le travail à domicile a renforcé leur isolement et j'ai l'impression qu'ils vont mal. Je ne sais pas que faire pour les aider

  • L'environnement autour de mon lieu de travail est insécurisant. La nuit, j'ai peur de marcher jusqu’à la gare ou à l'arrêt de bus

La réponse de U4U:
Assurer la santé et le bien-être du personnel est le premier devoir d'un employeur. Dans ce domaine comme dans tous les autres, la Commission a un devoir d'exemplarité.


Qu'il s'agisse de santé physique, de santé mentale et émotionnelle ou de prévention du harcèlement, du stress et de la violence au travail, la Commission doit mettre en place une politique complète de prévention à 3 niveaux:


1. Dans chacun de ces domaines une véritable prévention primaire doit être mise en place. Il s'agit d'identifier les risques potentiels et d'empêcher qu'ils ne surviennent. Pour le dire autrement, la Commission a le devoir de diminuer aussi tôt que possible les risques qui peuvent peser sur le bien-être et la santé des membres du personnel. Cela passe par le développement d'une culture du respect, de l'attention, de la sollicitude et de la responsabilité de chacun, à commencer par les managers mais sans se limiter à ceux-ci, envers ses collègues.


2. La prévention secondaire visant à détecter à un stade précoce les problèmes éventuels, doit aussi être promue. À cet effet, des programmes tels que "first aid mental health" doivent être développés. L'impact sur la santé des changements dans les conditions de travail (travail à distance, etc.) doit aussi faire l'objet d'une surveillance renforcée.


3. La prévention tertiaire enfin, destinée à empêcher les complications et les rechutes des maladies (et en particulier des "burn-outs" et des dépressions) doit aussi être renforcée.


De manière générale, une politique de tolérance zéro envers le harcèlement et la violence au travail doit être mise en place en privilégiant autant que faire se peut et aussi tôt que possible les actions de remédiation, d'éducation et de soutien auprès des auteurs. Dans ce domaine autant voire plus que dans tout autre, la prévention doit être placée au premier rang. Passer à l'action disciplinaire est toujours le signe d'un échec de l'action qui a été ou qui aurait dû être mise en place en amont.


Une mesure centrale dans la lutte contre le stress est aussi le respect absolu du droit à la déconnexion et à ne pas être soumis à la pollution digitale. L'utilisation des applications sociales dans le cadre du travail doit être plus strictement encadrée et les horaires de déconnexions doivent être effectivement respectés.


La qualité et l'équipement des espaces de travail doit être un souci majeur pour la Commission. Cela concerne aussi les équipements collectifs comme les crèches, les garderies, les cantines, les espaces de détente et de sport.